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Abadana michite

▸Compostieur : Furu (music, lyrics)
▸Video : Crayon

▸Illustration : ART

Je flâne seule dans cette mer de verdure qui commence doucement à fleurir
Le vent s’agite emportant avec lui les chevaux sur la colline
Ai-je réussi à t'empêcher d’abandonner la chaleur de notre foyer ?
En te voyant partir, la tristesse s’est agrippée à mon coeur brisé
Les jacinthes de la vieille forêt attendent, leur parfum guide nos pas

Mon bien-aimé, les souvenirs de toi demeurent toujours ici
Emporte avec toi le printemps, je ne peux pas te suivre loin d’ici
Mon bien-aimé, regardes-tu ce ciel bleu resplendissant ?
N’oublie pas le chant des oiseaux, souviens toi de la beauté des nuages blancs
Jusqu’au jour, où tu reviendras frapper à notre porte

Des petites gouttes de rosées recouvrent les délicieuses framboises sucrées
Un arc-en-ciel éphémère, c’est l’empreinte d’un brouillard dissipé
Les souvenirs d’antan passés à l’ombre de ce chêne, me reviennent
Nous tressions des couronnes de fleurs sous les rayons du soleil
A la recherche des collines, où te trouves-tu donc à présent ?

Mon bien-aimé, les souvenirs de toi demeurent toujours ici
J’essuie la sueur sur mon front, marchant durant ces longues journées d’été
Mon bien-aimé, te souviens-tu de la brise de ces douces matinées
N’oublie pas les roses bercées par le vent, souviens toi de l’étendue des champs de blé
Jusqu’au jour, où tu reviendras frapper à notre porte

Les couleurs du crépuscule sont comme celles d’un petit rouge-gorge
Les feuilles d’érable orangées s’envolent légèrement au gré du vent
Les saisons s’enchaînent ; les rivières, les montagnes, les fleurs, et les sols fertiles…
Brillant au soleil, le tout couvert d’un léger manteau blanc
Du ciel d’une couleur gris clair, tombe doucement la neige gracile

Mon bien-aimé, tes pas et tes souvenirs s’estompent et s’embrument
Je me frotte les yeux mais je ne peux toujours pas empêcher mes larmes de couler
Mon bien aimé, ne trembles-tu pas de froid là où tu te trouves ?
De mes mains raidies de froid, je prie pour les jours à venir, de l’abondance.
Ces jours porteront certainement leurs part de chance.

Mon bien-aimé, les souvenirs de toi sont de nouveau ici
Les printemps renaissent à nouveau, tandis que mon visage se flétrit
Mon bien-aimé, regardes-tu ce ciel bleu resplendissant ?
N’oublie pas le chant des oiseaux, souviens toi de la beauté des nuages blancs
Jusqu’au jour où tes pas reviendras fouler nos terres
Jusqu’au jour, où tu reviendras frapper à notre porte

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